Isolement : les effets du manque de socialisation et ses solutions

Dans cette série d’articles en lien avec le télétravail obligé par cette situation extraordinaire, nous avons parcouru, dans les trois premiers thèmes, les différents avantages que nous pouvions tirer de ce contexte. Dans une optique « verre à moitié plein », nous avons ainsi démontré que le télétravail offre l’opportunité de trouver un rythme de sommeil et une alimentation correspondant parfaitement à notre chronotype spécifique, qu’à l’aide de la méthode « Make Time » il est envisageable de trouver un work-life balance idéal malgré la dissolution totale de barrière et qu’il est même possible de se plonger dans des activités plus globales, exigeantes, analytiques et/ou créatives, si on applique les différents préceptes du Deep Work de Cal Newport.

Mais nous ne pouvons ni nier, ni passer à côté de l’aspect le plus négatif d’un télétravail imposé tel que celui que nous vivons actuellement: le manque de socialisation. Cela, particulièrement au niveau de l’équilibre psychologique et de l’anxiété inhérente à un isolement ou enfermement, qu’il soit volontaire, préventif ou forcé. Il faut au contraire l’étudier, le comprendre et l’apprivoiser afin de s’en prémunir au mieux, tout en élaborant des pistes pour le réduire au quotidien.



C’est connu, les épidémies et pandémies virales sont génératrices d’angoisse. Dans d’autres régions du monde, ces dernières décennies, la grippe H1N1, l’Ebola ou le SRAS ont déjà marqué certaines tendances après avoir généré des études psychologiques. On constate ainsi des symptômes tels que stress, anxiété et irritabilité, mais aussi une baisse de performances, souvent due à l’épuisement qui est lui-même généré par des insomnies. Cela peut même aller jusqu’à provoquer un traumatisme.

Le niveau de gravité des symptômes dépend bien sûr de la durée, ainsi que de notre personnalité et de nos précédents, tout particulièrement de notre niveau de résilience face aux situations anxiogènes. Il en va de même avec l’incertitude, qui est une source de stress considérable, c’est pourquoi, sans faire d’obsession, il est nécessaire de bien s’informer sur les caractéristiques exactes de l’épidémie actuelle. Finalement, réduire la perte de repères temporels, ainsi que de liens physiques et sociaux, sont également des aspects essentiels pour limiter notre détresse et ce sont ces dimensions, surtout au niveau social, que nous allons traiter dans cet article.

Au niveau de la structure du temps, les trois premiers articles de cette série traitent justement cette question en long et en large, du réveil au sommeil, en passant par l’équilibre privé et professionnel, ainsi que les performances. Par conséquent, nous n’en parlerons pas davantage ici.

En ce qui concerne la perte de repères physiques, il est très difficile de donner des pistes dans les circonstances actuelles. Nous pourrions simplement dire de ne pas hésiter à vous rapprocher des personnes qui vivent sous le même toit que vous, surtout qu’il s’agit d’une occasion rare de le faire, puisque d’habitude nous sommes pris dans l’engrenage de notre stress quotidien. Il en va de même avec vos animaux de compagnie, particulièrement les chats et les chiens, reconnus pour leurs bienfaits au niveau de l’humeur. D’un autre côté, adopter une attitude altruiste avec son entourage en profitant de ce moment particulier pour renouer ou renforcer les liens importants de notre vie, même si c’est de manière virtuelle, semble également réduire l’impact du manque de liens physiques. Parfois, cela peut aussi être le problème inverse lorsqu’on se retrouve à beaucoup sous le même toit. Il faut alors réussir à s’organiser pour avoir des moments à soi, en étant coupé des autres, pour se retrouver.

Finalement, au niveau de la socialisation, il est clair que nous devons chercher à maintenir nos liens sociaux, même si cela doit se faire virtuellement. Avec nos proches, par visioconférence si possible (plus de bienfaits que par téléphone), mais également avec nos collègues, supérieurs et/ou clients afin de garder ce lien avec la vie professionnelle. Pour les indépendants ne pouvant pas du tout le faire, il ne faut pas hésiter à participer aux visioconférences professionnelles de votre branche ou à échanger avec des personnes dans la même situation. Pour les personnes à la recherche d’un emploi, il faut en profiter pour continuer les démarches car la vie reprendra son cours dans quelques mois et bien que l’impact économique sera très violent, certaines entreprises continuent de chercher des bons collaborateurs, alors qu’il y a moins de concurrence qu’en situation normale. Le réseautage peut représenter une bonne alternative car les gens ont tendance à avoir plus de temps et c’est justement l’occasion de les solliciter. Une bonne solution peut également être de profiter pour s’attaquer aux projets d’envergure privés et/ou professionnels, ainsi qu’à des formations en ligne. Le tout est de sentir que la vie continue, que cette période peut être constructive et qu’il y aura un après. Il en va, en fait, de notre équilibre mental et de notre bien-être.


D’autres outils qui peuvent améliorer notre vie quotidienne et réduire les nombreux problèmes cités tout au long de cet article découlant d’un enfermement prolongé, sont la relaxation et la méditation. Il y a de nombreuses références que l’on peut trouver sur internet pour ce faire et il est important de pouvoir choisir la méthode qui nous convient le mieux. Toutefois, les vertus de ces exercices pour l’équilibre mental, notamment pour tout ce qui touche à la réduction de l’anxiété et de l’irritabilité, ainsi qu’à la gestion de l’incertitude, ne sont plus à prouver.

Pour avoir plus d’informations sur la manière dont les Suisses-Romands vivent cette période unique, la soirée spéciale « Les effets du confinement », élaborée en collaboration par les émissions « Dans la tête de… » & « 36,9° » et qui a été diffusée le 8 avril à 20h10 sur RTS1, est un reportage très enrichissant : https://www.rts.ch/play/tv/emission/369?id=49893

Structurer sa journée, non pas de la même manière qu’on le faisait avant, mais plutôt en s’adaptant à ce nouveau contexte et en essayant d’en tirer profit. Se rapprocher des personnes qu’on aime, même si cela doit être virtuellement. Continuer d’être actif professionnellement et si possible, s’attaquer aux projets d’envergure pour essayer de tirer quelque chose de positif de cette épreuve. Finalement, se retrouver, méditer et se relaxer en se projetant au-delà de ce défi afin de garder notre sérénité, tout en nous sentant plus vivants et heureux. Voilà tous les secrets que cette série d’articles visait à vous dévoiler, pour qu’on soit encore plus forts, unis et épanouis que jamais.

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